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The Final Cut

A Requiem for the post war dream by Roger Waters
Pink Floyd 943, 943
Année de parution :
2011
1 d.c. (boitier carton.)
En 1983, au moment de la sortie de The Final Cut, le Pink Floyd n’est plus que l’ombre de lui-même. Roger Waters, de plus en plus égocentrique et mégalomane, prend totalement le contrôle du groupe, reléguant David Gilmour et surtout Nick Mason aux places peu enviables de seconds rôles. Quant à Richard Wright, il est purement et simplement viré par le grand chef suprême immédiatement après la tournée promotionnelle de l’album The Wall. Plus de claviers aériens pour envoler la musique vers les cieux, le groupe se retrouve séparé d’un de ses plus précieux atouts. Autrement dit, en 1983, ça va mal. uite au succès de son double album The Wall, dans lequel il avait placé une grande partie de ses obsessions pour la seconde guerre mondiale et la paranoïa (qu’il avait ressenti pendant les années qui précédèrent la création du disque), Waters récidive avec ce disque, conçu à l’origine comme la bande-son du film d’Alan Parker inspiré par le Mur. Le film, rappelons-le, est sorti en 1982. Waters, estimant qu’il n’avait pas tout dit à propos de ses idées sur la guerre, écrit l’intégralité de ces 13 titres (12 seulement sortiront à l’époque, un titre sera rajouté lors de la dernière réédition CD, titre qui figure d’ailleurs dans le film de Parker : When The Tigers Broke Free, émouvante allusion à la mort du père de Waters). Il les écrit seuls, exception faite de Not Now John, composé avec Gilmour, et sur lequel on entend bien sa voix et sa belle guitare. Mais le reste du disque est totalement watersien, et proche du Springsteen de Nebraska, en nettement plus acerbe et floydien quand même. Quasi entièrement lo-fi, The Final Cut est l’instrument avec lequel Waters a fustigé la guerre, et plus particulièrement celle des Malouines, opposant l’Angleterre à l’Argentine. (Ulyssangus / destination-rock.com)